Diac Salaf: La piste CMKD quasi confirmée
Par webmaster, vendredi 30 mai 2008 à 11:35 :: General :: #13 :: rss
· Le rachat de la société de crédit officialisé sous peu
La rumeur se fait de plus en plus pressante. Ce serait le Consortium maroco-koweïtien pour le développement (CMKD) qui est sur le point de prendre les rênes de Diac Salaf, la société de crédit à la consommation de la famille Bencherki. Selon une source bien informée, la cession porterait sur une part majoritaire du capital détenu par Fininvest. L’annonce devrait, en principe, intervenir, aujourd’hui, après l’assemblée générale extraordinaire. Celle-ci doit permettre de compléter les statuts avant de déposer le dossier auprès des autorités monétaires, comme l’exige la procédure. Soulignons que l’annonce de l’éventualité du rachat de la société par un repreneur du Golfe avait valu la suspension du titre en Bourse durant 2 jours.
· Résultat 2007 déficitaire
La situation financière de la société appartenant au holding Fininvest (famille Bencherki) ne cesse de se dégrader. Pour 2007, ses agrégats affichent de piètres performances. L’encours net des créances sur la clientèle de la société chute de 21,8% à 369 millions de DH dont 68,1% de crédit à la consommation et 20,5% de crédit à l’équipement. Parallèlement, le portefeuille de refinancement s’affaiblit de 11,9% à 372 millions de DH. Ce dernier étant constitué principalement de dettes interbancaires à hauteur de 89,3%. Dans ces conditions, le PNB de l’établissement diminue de 65,7% à 15,3 millions de DH. Concernant les frais généraux, ils demeurent en quasi-stagnation à 26 millions de DH. D’où un coefficient d’exploitation de 172,5%. Par ailleurs, afin d’assainir son portefeuille et se conformer aux règles prudentielles exigées par Bank Al-Maghrib (BAM), une dotation aux provisions de 43 millions de DH a été constituée. Cela a permis de porter le taux de couverture à 89%. Dans ce sens, le coût du risque s’établit à 9,6%. Au final, le résultat net ressort en déficit de 50,7 millions de DH. «La concrétisation de l’acquisition par ce nouveau partenaire permettait le renforcement de l’assise financière de la société», souligne un analyste. Pour rappel, Diac Salaf avait entamé, au cours de la période 2002/2007, un plan de restructuration. Ce dernier a concerné, pour l’essentiel, l’assainissement du portefeuille clientèle (d’où un quasi-arrêt de la production), la compression des charges d’exploitation (un plan social s’en était suivi), et l’amélioration du niveau d’endettement. Dans un secteur du crédit à la consommation caractérisé par une concurrence ardue, un mouvement de concentration a envahi le marché, depuis quelques années déjà. De fait, plusieurs rapprochements ont été conclus: Eqdom cédée à la Société Générale, Acred à Axa, Sofac et Maroc Leasing à la CDG et Taslif au Groupe Saham. Diac Salaf était restée la seule société de crédit à la consommation à ne pas être adossée à un institutionnel. «Quel que soit le futur repreneur, Diac Salaf a aujourd’hui une opportunité réelle de redémarrer son activité et sa production», estime bon nombre d’analystes.
source l'économiste
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